Pourquoi Tiwal ne propose pas de coque en Hypalon ?
L’Hypalon s’est imposé comme la référence incontestée de la durabilité dans le nautisme gonflable. Pourtant, dans le domaine des coques en dropstitch haute pression (dériveurs gonflables Tiwal et stands up paddle), c’est le PVC qui s’impose, pour des raisons à la fois techniques et économiques. On vous explique tout.
1. L’assemblage : soudure contre collage
Le PVC se prête à la soudure thermique ou haute fréquence (HF), procédé qui fusionne les couches de matériau en un lien mécanique homogène et particulièrement résistant. Depuis 2021, les coques Tiwal sont intégralement assemblées par cette méthode, garantissant une étanchéité durable sous les contraintes de haute pression répétées.
L’hypalon, en revanche, ne peut pas être soudé. Son assemblage repose exclusivement sur un collage manuel à froid, par bandes de recouvrement. Ce procédé implique un ponçage préalable des surfaces, suivi de l’application de plusieurs couches de colle. C’est une technique éprouvée pour les pneumatiques basse pression.

2. Le poids
À résistance mécanique équivalente, l’Hypalon est sensiblement plus lourd que le PVC. Pour des produits destinés au grand public, où la maniabilité et la facilité de transport sont des critères déterminants, cet écart représente un désavantage concret au quotidien.
3. Le coût
L’Hypalon cumule deux surcoûts majeurs : celui du matériau, significativement plus onéreux qu’un PVC de qualité, et celui de la main-d’œuvre, le collage étant bien plus chronophage que la soudure industrielle. Ces deux facteurs combinés se traduisent par un prix de revient incompatible avec les exigences du marché grand public.
Le compromis actuel : le PVC double couche fusion
Pour répondre à la principale faiblesse du PVC face à l’Hypalon (sa sensibilité aux UV), les fabricants de coques en dropstitch s’orientent vers des PVC haut de gamme intégrant des traitements anti-UV renforcés. Cette approche offre aujourd’hui le meilleur équilibre entre légèreté, rigidité structurelle et longévité, sans les contraintes d’assemblage et de coût propres à l’Hypalon.
Une dernière chose : contrairement à ce que l’on peut parfois lire sur internet, le matériau hypalon en droptitch existe. Il est principalement utilisé pour des applications industrielles et militaires. Pour la petite histoire, le premier prototype de bateau Tiwal avait été réalisé en Hypalon. Voici d’ailleurs une photo de cette première coque :
